Mercredi 16 février 2011 3 16 /02 /Fév /2011 22:21

Il est un peu tard pour faire semblant de dormir trop

 

Ni vrai rythme, ni phorisme

 

Le désir me retourne comme une crèpe au stupre

 

J’ai collé ma libido sur ma jambe en l’air

 

Je n’aurais plus jamais peur des clous fantômes

 

Inutile d’insister légèrement


 

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Par jpll
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Mercredi 16 février 2011 3 16 /02 /Fév /2011 21:59

fenetre-out.JPGLes jours à l’arrache

Passés comme des trains de nuit

Le voyageur immobile où je suis

Perdu sur le quai de ma vie

 

Peu importe le temps qui s’entasse

La mort qui flaire ma peau

Les souvenirs demain matin

L’avenir dans le dos 

 

Il y a toujours le soleil

Derrière les nuages là-bas

Les merveilleux oiseaux

Et le vent qui s’efface

 

C’est la vie

Qui est toujours

Gagnant.

 

 

 

 

 

 

Par jpll
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Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 23:48

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Lennon est mort ce soir

Tué par sa guitare

Ou par un révolver à capsules

 

Dernier petit écho de la presse

Pour un héros de la classe ouvrière 

Imagine le bruit que ça fait

 

Lucie dans le ciel épinglée

Tout le pouvoir est au peuple

Définitivement.

 

 

 

Par jpll
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Dimanche 5 décembre 2010 7 05 /12 /Déc /2010 21:28

 

La mer est un parfum que la marée marine.

 

Il n’y a pas de fumée sans queue.

 


 

Les lendemains qui chantent me tuent.

 

Il faut savoir faire son ennui.

 

Les cons méritent souvent qu’on leur tire la langue.

 

Dans le foutre je m’abstiens.


Rêver c’est déserter la nuit.

 

Je ne crie pas plus sur le dos.

 

Des pieds et des mains c’est trop.

 

Plus je vieillis plus je suis concerné

 

La femme est le meilleur ami de l’homme

 

La réalité c’est mon lit quand il pleut

 

La côte de port c’est l’angoisse

 

L’éternité c’est long surtout quand on a faim

 

Les bons cons font les bonnes amies

 

Les absents ont toujours corps

 

Les enfants du Bon Dieu sont des cafards sauvages

 

A l’occasion je fais le marron

 

 

 

 

Par jpll
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Dimanche 28 novembre 2010 7 28 /11 /Nov /2010 23:13

 

Tu as raison, il faut cesser d’écrire pour ne rien dire. Depuis des mois, j’écris peu : on ne comprend pas mon écriture et je ne comprends rien de ce qu’on m’écrit.

 

Le chien sait trouver partout des poubelles : les gens consomment énormément de poulet froid ! C’est une chance d’être ici quand il fait chaud et bleu et j’aime assez ce bout d’été qui nous reste quand le touriste est déjà parti et … les cigales aussi.

Je m’aperçois que le chien n’a plus que trois pattes (accroche-t-il des culs semestriels ?).

 

C’est amusant de t’écrire n’importe quoi. Je mange trop, l’hiver sera-t-il long ? le chien court après sa queue ou alors…

Il dit « après tout je suis chez moi » et il sauta dans le vide.

La mort a les yeux transparents de qui ne m’aime plus.

Je cultive un cancer doré dans mon soufflet-maison. Ma vie est un embrouillamini (elle joue avec ces mots qui ne servent à rien).

Embrouillamini… quel joli mot !

 

Une môme-pelleteuse, pour me corriger, me dit un jour : « avoir de l’esprit, c’est savoir cesser à temps d’en faire ! » Et je lui répondis que « faire de l’esprit, c’est jouer avec les mots pour leur rappeler leur innocence perdue ». Cela voulait dire ce que cela voulait dire et encore aujourd’hui. Allez vous faire comprendre avec ça ! Ceux qui n’écrivent pas sont des analphabètes et ceux qui se taisent …

 

Alors je vais m’installer en Ardèche. Pas sûr !? Je suis seul depuis si longtemps … j’ai appris que, seul c’est partout. Revenir ici, c’est plutôt pour prendre soin de moi … de mon corps, noué, ridicule, bouffi et réclamant trop souvent la mort pour en finir plus vite ! Ici, en Ardèche, je vais lui remettre la main dessus !

La mort c’est mon sperme quand je le regarde.

 

Le Robert du dico est mort le 11 Août. Bob Dylan inventera-t-il un dictionnaire ?

 

Assez ! je t’envoie ce courrier aujourd’hui demain, mais ne te fais pas d’illusion, j’écris pour moi ! Pour nous comprendre nous, il faudra trouver autre chose…. du temps…… un jour ou l’autre…. ça viendra !

Par jpll
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Vendredi 26 novembre 2010 5 26 /11 /Nov /2010 23:53

17 Novembre 2010

A Veauche, où je ne suis plus retourné depuis... 35 ans !

 

Il n’y a plus cet espace et ce temps, entre les choses et les gens, les arbres et la terre, les maisons et les murs, entre le ciel et le bitume, entre la lumière et la nuit.

Les voitures ne passent plus, elles roulent devant. Les trains ne passent plus, non plus. Les humains vont en tous sens comme des fourmis qui ont perdu leur propre trace. Je ne reconnais plus mes itinéraires d’enfance ; ils se sont raccourcis jusqu’à disparaître. Ils ont été remplis d’un vide plein, d’un creux sans mémoire. La place où je jouais est un parking à bagnoles stupides dont les conducteurs ne sortent plus,  parce qu’ils ne se  connaissent plus. Quelqu’un a déposé une caravane morte dans le jardin où je cueillais des salades et des tulipes. La cour est bétonnée pour tuer la terre une dernière fois : je me souviens de mes écorchures aux genoux. La cité s’est transformée en  lotissement à la dérive : il n’y a plus d’ouvriers dans les turnes, ils ne sont même plus exploités, ils s’exploitent tout seuls ! C’est étrange ce silence blanc venu de l’usine ; elle ne ronronne plus comme avant : on a coulé les fours demain matin. L’église aligne toujours ses briques malignes, mais elle est fermée : le pouvoir des curés est déchu, fini. L’école est encore ouverte aux milliers d’enfants qui ont usé leurs méninges et leurs culs sur ses bancs mais elle non plus n’a plus de taille, la cour est grande comme ma poche trouée. Je n’ai pas regardé du côté du petit Casino où Odette a sans doute, elle aussi, laissé des souvenirs fanés. Un soir je lui avais pris les deux mains dans les miennes pour être sur de la revoir à demain,  et je n’étais pas fier de ce jeux de mots oiseux.

 

Puis je suis rentré dans notre appartement de la place Aristide Briand où, depuis 1975, d’autres avaient fait leur nid.

Là aussi mes souvenirs n’étaient pas à la taille des lieux : comment avais-je pu vivre ici avec tant d’espace dans la tête et aussi peu de surface réelle ! Dans ma chambre, un autre adolescent avait installé son fourbi électronique mais pas un livre… et le portrait du Che avait disparu. J’ai voulu voir la chambre des parents, qui fut toujours un mystère, pour y chercher le regard de Paul sur son presque dernier lit … et je n’ai rien vu : même la mort avait fichu le camp.

Je n’ai pas pris une seule photo ; il n’y a que les mots pour dire : le passé est un tunnel étroit où les trains ne circulent même plus !

Par jpll
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Vendredi 26 novembre 2010 5 26 /11 /Nov /2010 23:16

Régime ?

Voici quelques trucs !

faire l’amour 3 fois par jour minimum – n’en sauter aucun

éviter le barbotage ou alors barboter intelligemment avec une collation d’eau de mer

accorder une large place à l’ivresse, consommer plus souvent des douceurs occultes

miser sur les équivalences : sexe = plaisir = jouissance. Les produits de beauté n’apportent pas autant de vrai repos : SOYONS SALES !

 modérer sa consommation d’écriture. Il n’existe pas de littérature légère.

ne pas espérer maigrir en mangeant de la margarine , elle contient autant de calories que le foutre de guerre

consommer un baiser à chaque repas ( y compris au petit déjeuner) c’est l’unique façon de couvrir les besoins de friction à tous les âges de la vie

varier les éclairages aussi souvent que possible – essayer des sons nouveaux

aimer dans le calme et consacrer du temps à baiser

et surtout ne pas oublier de se faire plaisir

 

Par jpll
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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /Mai /2010 12:07

 

Par jpll
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Vendredi 30 avril 2010 5 30 /04 /Avr /2010 10:09

Je ne parlais pas à mon père. Il ne me parlait pas.

 

Tout de même, j’ai gardé le souvenir de quelques rares moments où il s’est adressé à moi. Mais je ne me souviens d’aucune véritable conversation entre nous.

 

Mon père était ni tendre, ni dur avec moi. Ni proche, ni distant. Mais il était doux, ne m’a jamais frappé; il me regardait, comme de loin,  avec un regard doux mais un regard ailleurs.

 Je crois qu’il m’aimait beaucoup mais il n’avait jamais été question de me le faire savoir.

 

Il y avait, quasiment chaque semaine, un moment délicieux que nous passions ensemble: l’heure du tiercé, le dimanche matin.

 

Le dimanche commençait tôt car il fallait se rendre en famille à la première messe de 7 Heures. (la messe de 10H était trop chargée de monde et trop endimanchée, trop longue, interminable )

A 7H du matin on y croisait,  les commerçants, les ouvriers en poste, les bigotes qui commençaient leur série dominicale, et ceux qui comme nous voulaient en finir vite avec cette corvée pour mieux profiter du dimanche..

 

Après la messe, ma mère et mes soeurs rentraient à la maison pour de nobles et simples tâches ménagères (préparer le repas du dimanche qui était toujours un repas de fête, même sans raison spéciale, et malgré les modestes moyens financiers de la famille...)

 

Je restais donc avec mon père au bistrot du village  où il préparait son tiercé.

On me servait invariablement un minuscule verre de grenadine. A cette époque,  ce sirop était vraiment très rouge et très fort au goût. Je savourais ce verre à petites lampées comme un liqueur en jouant avec une petite voiture ou... avec rien. J’observais. J’étais d’une timidité totale et cela se voyait car personne alors ne m’adressait la parole. Mais j’étais bien. Mon père me surveillait d’un oeil. Il buvait avec ses amis du vin en chopine. Il ne devait pas boire beaucoup ; ils étaient calmes et plutôt silencieux, ne s’apostrophant que pour  quelques plaisanteries que je ne comprenais pas.

 

 

Rien n’est plus important aujourd’hui, AU FOND DE MOI, que la mort de mon père parti sans un mot en héritage.

 

Et pourquoi n’a-t-il rien dit pendant les longs mois de sa maladie ?

 

Pourquoi ne suis-je  pas en possession du moindre mot écrit de sa main ?

 

Il faudrait que je demande à ma mère de me donner, si elle le peut, quelques mots, quelque exemplaire de son écriture.

 

Aujourd’hui, je n’écris (grâce à cette magnifique prothèse informatique) que pour transmettre des mots, mes mots, à mes enfants.

C’est à travers ces mots, comme des traces, que la vie continue.

 

Et pourtant, c’est le silence de mon père qui me tue chaque jour un peu plus.

 

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Par jpll
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Mardi 20 avril 2010 2 20 /04 /Avr /2010 11:38

 

 

Par jpll
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